Vous pensiez être nul au piano? Détrompez-vous

CAR

IL EST TOUT A FAIT NORMAL DE/ D’ :

1. Devoir répéter des dizaines de fois une phrase musicale avant de se sentir à l’aise (Blaise). Le piano, c’est aussi de l’artisanat.

Je raconte souvent cette anecdote à mes élèves, tirée d’une biographie de Liszt, dans laquelle il est raconté que le petit Liszt pouvait répéter 100 fois une même mesure. Pourtant, il n’était pas vraiment connu pour avoir des difficultés d’apprentissage…à savoir si c’était un enfant équilibré, vous m’en demandez trop.

2. Sentir à quel point il est difficile de passer son pouce (parce que Dieu, s’il existe, s’est dit que ce serait trop facile d’avoir 5 doigts parfaitement alignés et que sans souffrance et travail, point de salut en ce bas monde).

3. Ne pas pouvoir toujours bien synchroniser la main gauche et la main droite (surtout quand on est blonde, comme moi). C’est justement l’une des principales difficultés du piano. Déjà qu’il est difficile de conduire en passant des vitesses (plus maintenant, mais rappelez-vous, quand vous passiez votre permis), c’est encore pire lorsqu’on doit agiter ses 10 doigts en même temps.

4. Ne pas être réglé comme un métronome, sinon on serait des machines. Bon après, si vous n’avez vraiment aucun sens du rythme, je ne peux pas faire de miracles.

5. Jouer moins bien devant son professeur que chez soi. Sauf quand on s’appelle Lang Lang et qu’on a tellement peur de se prendre un coup de fouet (clouté) qu’on joue encore mieux devant son prof. Mais c’est rare.

6. Ne pas pouvoir soulever chaque doigt indépendamment l’un de l’autre TOUT DE SUITE, parce que c’est justement ça le travail du piano. Impatients!

7. Penser qu’on n’y arrivera jamais. Là, ce n’est plus vraiment de mon ressort. J’ai de bons téléphones de psy si vous voulez.

8. Trouver le passage d’un piano numérique à un piano acoustique difficile. Car ça n’a juste RIEN A VOIR, contrairement à ce qu’un vendeur pourrait vous suggérer pour toucher sa prime trimestrielle.

9. Oublier en partie un morceau qu’on maîtrisait si bien autrefois. Le piano, c’est comme le vélo, ça ne se perd jamais vraiment, mais je vous mets au défi de monter une côte après six mois d’arrêt sans cracher vos poumons.

10. Ne pas arriver à se lâcher tout de suite au piano, même quand on a de la technique. Parce que c’est dur d’exprimer d’emblée ce qu’on a au fond de son petit coeur tout tendre.

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