L’adulte prodige

 

 

adulte prodige

 

 

Un élève que j’ai depuis 2 ans (et qui s’est révélé être un travailleur acharné, déjà capable de jouer une consolation de Liszt) m’a mis ce livre entre les mains et je l’en remercie.

Ce livre a le mérite de défaire un préjugé de taille, qui voudrait que seuls les pianistes ayant commencé leur apprentissage de manière très précoce auraient des chances de réussite ou tout au moins, d’atteindre un très haut niveau instrumental.

Comme dirait l’honorable femme qui fabrique les galons pour la maison Chanel (dont j’ai oublié le nom), « on n’a que les limites qu’on se donne ».

Je crois que quasiment tous les adultes qui sont venus me voir pour des cours m’ont fait part de cette idée reçue. Alors on ne va pas se leurrer car si l’on faisait des statistiques, cette idée serait très largement confirmée. Mais pourquoi se condamner d’avance quand on ne sait pas quelles sont nos potentialités?

Michelle Paris, grâce aux encouragements de son professeur de piano Michel Sogny, y a cru. Et elle y a tellement cru qu’elle a pu donner un concert au théâtre des champs-élysées en 1980. Elle y a joué, entre autres, une étude d’exécution transcendante de Liszt, « Mazeppa ». Quand on sait l’exigence du milieu classique et de ce genre de salles parisiennes, on ne peut que saluer l’exploit.

Personnellement, j’ai connu au lycée un garçon qui n’avait que 5 ans de piano derrière lui et qui jouait déjà le concerto de Grieg. Je ne crois pas qu’il ait fait de carrière, mais sans doute pas pour des raisons de niveau. Pour Michèle Paris, j’ai cru comprendre via internet qu’elle était restée professeur de littérature, ce qui, à mon sens, n’invalide pas son parcours. On sait que ce type de carrière ne requiert pas seulement un niveau professionnel, mais toute une série de facteurs propices.

Le livre retrace ce parcours, fait de doutes, d’espoirs, de travail et d’abnégation. Si, d’un pur point de vue littéraire, le livre ne me paraît pas d’un grand intérêt, il a le mérite de rendre compte de ce parcours atypique et ce n’est pas rien.

Michel Sogny a fondé SOS talents, pour continuer cette oeuvre d’enseignement (auprès d’adultes et d’enfants). La fondation se trouve en Suisse. A quand la même chose à Paris? (Non, je ne le ferai pas, je n’ai pas le temps…bon, peut-être un jour qui sait.)

Voici une interview de Michel Sogny :

http://www.parismatch.com/Culture-Match/Musique/Actu/J-ai-revele-le-premier-adulte-prodige-du-piano-185310/

Un lien vers sa fondation :

www.sos-talents.ch

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