La discothèque idéale, Actes Sud/Classica

C’est en flânant au rayon livres du BHV (car je ne fais pas que travailler, écrire des romans ou des articles pour mon blog), fidèle en cela à la maxime de Nietsche qui veut que « les meilleures idées viennent en marchant », que je suis tombée sur ce livre dont la maison d’édition ne m’était pas tout à fait inconnue (cf article « Crimes de papier »).

Actes Sud nous propose donc sa discothèque idéale, ouvrage réalisé en partenariat avec le magazine Classica.

On y trouve une sélection des « meilleurs » enregistrements en fonction des oeuvres et des compositeurs. C’est l’occasion de découvrir aussi des créateurs moins connus, comme Caldara dont les airs assez méconnus ont été remis au goût du jour grâce à un enregistrement de Philippe Jaroussky.

Philippe Jaroussky interprète Caldara

Pour ma part, j’avais un peu oublié l’existence de certains compositeurs plus contemporains. Attention, ce qui suit n’est pas forcément facile d’accès, très marqué par la musique répétitive, entre autres…

Harmonielehre, John Adams

Son of chamber symphony, John Adams

« Music for 18 musicians », Steve Reich

Philipp Glass, très grand compositeur de musiques de films, avec un thème qui revient de manière lancinante, que ce soit dans ce quatuor :

Quatuor à cordes n°2, Philip Glass

Ou dans la bande-originale de « The Hours », l’un de mes films préférés (à ne pas regarder si vous êtes déprimé, quoique…vous verrez que Virginia Woolf est sans doute plus déprimée que vous). La musique magnifie totalement ce film, un classique!

BO « The Hours », Philip Glass

Gustav Holst (dont j’ignorais l’existence), très « musique de film » également :

« The Planets », Gustav Holst

Si ce genre de livres vous permet de vous plonger à l’occasion dans les chefs-d’oeuvres parfois oubliés, je déplore tout de même quelques oublis (qui feront l’objet d’un prochain article) :

Nicolas Bacri, Thierry Escaich, Eric Tanguy, Alfred Schnittke, Luciano Berio…de la musique contemporaine donc.

On appréciera cependant les références à l’immense Arturo Benedetti Michelangeli pour les oeuvres pour piano de Debussy, la mention de Samson François pour les polonaises de Chopin (mais pas que, écoutez ses nocturnes et ses préludes), tout comme Arrau, Zimmerman, Argerich, Pollini…

N’oubliez pas non plus Nicolas Angelich, qui n’est pas cité pour ses enregistrements des préludes et études de Rachmaninov, à tort je trouve.

Bonnes découvertes à vous.

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